• - L'Arc Droit (Tir Instinctif)

  • Introduction au Tir Instinctf

    Source : http://promoarc.suivezpierre.org/?p=496

    Parlons du tir instinctif.

     Peu pratiqué dans l’ensemble de nos différents clubs (sauf au CDAG), le tir instinctif mérite toutefois une place honorifique dans l’art subtil de l’archerie

    Mais au fond comment ça marche ?

    Au premier abord, nous restons perplexes devant la simplicité de l’équipement, qui ressemble étonnamment à l’arc de notre enfance, fait d’une branche de noisetier, d’une ficelle et d’une flèche improvisée. Et pourtant c’est le même arc, nonobstant quelques progrès technologiques.

    On ne peut rien lui enlever, et on ne veut rien lui ajouter.

     Pour la technique, qui mieux que Fred Asbell a su mettre les choses aux points :

    « le tir instinctif consiste à tirer la flèche là où vous regardez.

    Il faut se concentrer sur le point à atteindre, et laisser le cerveau commander le bras d’arc, qui lui dit, c’est là – et c’est tout »

    Par la pratique et l’entraînement régulier, la gestuelle devient un simple réflexe, plus besoin de réfléchir.  Pourquoi ?

    Parce que le cerveau dans sa partie « Cortex » enregistre les phases de votre gestuelle. Puis comprend le programme que vous voulez élaborer, dès lors sa fonction d’analyste n’a plus de raisons d’être. Il établit définitivement votre programme et le transmet à la partie du cerveau dite instinctif. Vous n’avez plus à réfléchir sur la suite opérationnelle, votre cerveau le fait instinctivement pour vous, la confiance dans le geste devient totale.

    Dès l’ancrage obtenu, la décoche est immédiate. Le tir est donc rapide.

    Mais si une pensée interfère dans le style : je suis trop bas ou trop haut, trop à gauche ou trop à droite, c’est l’échec, voir la paille.

    Le geste doit rester parfaitement inconscient.

    Pas de position académique, pas de stade successif, comme : armage, ancrage, visée et décoche, simplement un geste fluide et continu où la décoche est involontaire.

    Bien sûr les résultats sont sensiblement moins réguliers que ceux qui sont obtenus par le tir assisté, qui corrige et pallie les erreurs humaines, mais le tir instinctif est aussi précis que le tir assisté, une flèche tirée correctement atteindra invariablement son but.

    Puisque sans assistance, la moindre erreur du tireur instinctif se traduira inéluctablement par une punition.

    L’erreur classique pour un tireur instinctif est de vouloir faire des « points », il tente de s’appliquer, il résonne, compare et par là étouffe son instinct, ne lui fait plus confiance et les résultats espérés s’évanouissent.

    Mais dès lors qu’il se laisse paisiblement guider, il atteint cet instant de plénitude, de magie, de parfait bonheur où la flèche, docile, rejoint son regard.

    Devenir un bon tireur à l’arc est relativement facile, devenir bon tireur instinctif demande du temps et surtout beaucoup d’entraînement.

    Si le tir instinctif devient d’une simplicité enfantine et d’une incroyable précision, ce n’est qu’après avoir compris son mécanisme, s’en être imbibé, qu’il soit devenu pour vous un simple réflexe.

    La différence entre un bon tireur et un excellent tireur, c’est quelques milliers de flèches.

    L’arc et l’instinct forment un tout inséparable.

    Si, de l’armement à la décoche, c’est une seule action fluide et irréfléchie, la concentration est intense, donc souvent difficile à maintenir lors des compétitions classiques.

    Si l’on se compare à un tireur armant un arc muni de 36 accessoires d’assistances, d’un stabilisateur d’un mètre de long, voir d’un décocheur, il est clair que nous ne pratiquons pas le même sport, de la même façon

    Alors pourquoi tirer instinctif ?

    Souvent la décision de tirer instinctivement arrive avec l’expérience comme une envie d’un défi supplémentaire, d’une réaction devant la prolifération croissante et mercantile de la technologie dans l’archerie moderne, l’envie de s’engager dans un effort requérant une totale implication de tout son être et retrouver des réflexes d’instinct souvent oubliés.

    En bref faire en sorte que l’arc soit à votre service et non pas être au service de son arc.

    Retrouver le plaisir de tirer, de ne plus être subjugué par des distances réglementaires, former un tout entre soi, son arc, sa flèche et le point à atteindre.

    Il faut dans un premier temps acquérir la technique de base, c’est-à-dire une gestuelle adaptée à votre morphologie, à votre sentiment de confort, et répéter les phases armage, ancrage, décoche, encore et encore.

    Le tir instinctif n’est que la reproduction permanente d’un même geste.

    Utilisez dans ce dessein un arc de faible puissance, que les gestes soient faciles et indépendants d’un effort musculaire important,

    Si les gestes de base sont les mêmes pour tous, ils peuvent s’adapter à votre personnalité, deux archers peuvent obtenir de bons résultats malgré une technique légèrement différente.

    Le tir instinctif peut être pratiqué avec n’importe quel arc, à la condition sur certains arcs de supprimer toutes les assistances qui les encombrent.

    Dès l’Antiquité, l’homme su pour la première fois emmagasiner une force, restituable à sa demande, ceci dans quatre des cinq continents, l’Australie n’ayant jamais connu l’arc.

    L’imagination, les matériaux disponibles et l’habileté manuelle, permirent de concevoir et réaliser un nombre impressionnant de formes, généralement adaptées aux besoins vitaux comme la chasse ou la guerre.

    Choisissez de préférence des arcs simples comme le longbow ou les arcs de chasse (bowhunter) mieux  adaptés et plus en harmonie avec la philosophie du tir instinctif.

    Le longbow type est l’arc Anglais comme celui du légendaire Robin des Bois.

    Il fut d’une exceptionnelle efficacité dans les batailles de Crécy, Poitiers et Azincourt.

    À l’origine principalement fabriqué en if, de forme dite en D, il évolue et devient l’arc lamellé collé actuel, plus efficace et plus résistant.

    Tout un romantisme tourne autour de cet arc de légende, ses adeptes sont des inconditionnels, et leur habileté dans son maniement souvent étonnant.

    Mais l’inévitable évolution de l’archerie a poussé les facteurs d’arcs à rechercher plus d’efficacité, une meilleure rentabilité technique, un arc mieux adapté aux contraintes de la chasse. C’est en recourbant les branches qu’ils augmentent la vitesse de la flèche, diminuent notablement la longueur de l’arc et atténuent sensiblement le choc de la main.

    Mais la quintessence, l’heureux mariage entre la tradition et l’efficacité, l’arc à la parfaite élégance qui convient pour l’ensemble des utilisations, c’est le Bowhunter.

    Mais là également c’est une question de goût personnel.

    Le comble du bonheur consiste à fabriquer soi-même son arc, mais ceci est un autre sujet que nous nous proposons d’aborder plus tard.

    Pierre A.Sallin Baud-Bovy


  • Merci aux Archers Genevois

    Source : http://fidjbow.com/?page_id=264

    Exercices pour s’entrainer :

    1er exercice :

    Placez-vous à 3 m devant votre cible, armez l’arc et fermez vos yeux en arrivant à l’ancrage. Vous aurez la pleine sensation de votre point d’ancrage et de votre pleine allonge (impossible à obtenir en s’entrainant  les yeux ouvert car trop de sens sont en éveil qui fausse la perception).

    Vous pouvez réaliser cet exercice à plusieurs reprises sans décocher votre flèche. Réalisez ensuite l’exercice en décochant (toujours les yeux fermés), cela permettra de la même façon d’avoir la pleine sensation de votre décoche.

    Pour travailler votre Allonge, vous pouvez également vous entrainer à armer votre arc et à conserver la pleine allonge quelques instants sans décocher, répétez l’exercice plusieurs fois. Cela vous permet non seulement de travailler votre allonge, mais aussi vous apprend à retenir le départ d’une flèche, retenir une mauvaise flèche en action de chasse est tout aussi important que de bien tirer.

    2ème Exercice :

    Maintenant, un exercice à réaliser à 2.

    Dessinez 5 cercles d’environ de 15 cm diamètre sur un carton, numérotez les de 1 à 5. (Il est aussi possible de réaliser cet exercice en plaçant  4 ou 5 cibles 3D devant vous)

    Placez-vous entre 10 et 12 mètre de la cible. Vous allez tirer chacun votre tour celui qui ne tire pas observe le tireur et donnera l’ordre de tir.

    Le tireur arme l’arc en direction de la cible et s’ancre à pleine allonge, l’observateur annoncera un chiffre de 1 à 5 (ou une cible 3 D) uniquement si le tireur est à pleine allonge. Le tireur devra alors décocher dans le cercle ou est inscrit le chiffre annoncé.

    Si le tireur n’est pas en pleine allonge, demandez-lui de relâcher son arc sans décocher.

    Cet exercice permet de travailler sur la régularité de l’allonge et aussi sur un changement d’objectif de dernière minute, situation qui peut arriver à la chasse.

    Les 3 exercices suivants sont repris du livre « La Discipline du tir instinctif souple » par  Jean Marie COCHE et permettent de travailler la précision (décoche / allonge) et la concentration.

    3ème Exercice :

    Dessinez 4 cercles de tailles différentes (Pour les débutants : 50 cm, 40 cm, 30 cm et  20 cm ; pour les tireurs plus expérimentés : 30cm, 20cm, 15 cm et 10 cm) et placez-vous à 12 mètre de la cible.

    En tir instinctif, il est important de travailler sa confiance, ne cherchez donc pas à réduire la taille des cercles trop rapidement, faites le quand vous réussissez à chaque fois et sans aucune erreur avec les cercles les plus gros.

    Vous devrez décocher 3 flèches dans chaque cercles du plus gros au plus petit. Vous n’avez le droit de passez au cercle suivant uniquement si vos 3 flèches sont dans le cercle précédent.

    C’est un excellent exercice pour améliorer vos groupements.

    4ème  exercice :

    Dessinez 1 rectangle d’environ 8cm par 60 cm. Placez le horizontalement sur la cible. Mettez vous à 8 à 10 mètre de la cible (pas plus : l’exercice est difficile).

    Vous allez décocher 5 flèches en essayant de tracer une ligne droite à l’intérieur de ce rectangle.

    Renouvelez l’exercice en plaçant cette fois ci le rectangle verticalement sur la cible.

    Ces 2 exercices sont excellent pour travailler votre bras d’arc, votre décoche, votre allonge et votre placement.

    5ème exercice :

    Dessinez des formes géométrique (carré, triangles, trapèze…etc), l’exercice consiste à placer vos flèches dans les figures au plus près possible des angles, sans toucher les bords.

    Placez vous entre 5 et 10 m de la cible et tirez 4 flèches dans un carré ou un rectangle, 3 dans un triangle…Etc.

    Cet exercice est également réalisable en dessinant un cercle de 40 à 50 cm de diamètre, vous devrez alors tirer 8 flèches et dessiner un second cercle à l’intérieur de premier (à 8 cm environ du bord du premier cercle).

    Tous ces exercices ne sont pas exhaustifs, mais de mon expérience ce sont ceux qui me font le mieux progresser. J’y reviens régulièrement et je les pratique tout aussi régulièrement que le tir sur cible 3 D.

    N’oubliez pas une chose : le tir à l’arc doit être un jeu ! Prenez du plaisir, tirez des objets aux formes variés, changez de position, amusez-vous avec votre arc pour le maitriser en toutes circonstances.

     

     

     





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